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         Les glandes surrénales sont situées à la partie supérieure des reins. Leur cortex sécrète plusieurs hormones stéroïdes, les plus importantes étant le cortisol, un glucocorticoïde ; l’aldostérone, un minéralocorticoïde et une hormone sexuelle, la déhydroépiandrostérone (DHEA). L'aldostérone joue un rôle capital dans la régulation de la tension artérielle et dans le maintien de l'équilibre sodium-potassium de notre organisme : l'aldostérone sécrétée par les glandes surrénales permet à nos reins de réabsorber le sodium et d'éliminer le potassium. Un dysfonctionnement des glandes surrénales va donc entraîner une perturbation des fonctions de réabsorption du sodium et de régulation de la tension artérielle.

         Le cortisol agit lui dans la régulation de l’insuline et de la glycémie (taux de sucre dans le sang) et dans l’inhibition de la synthèse protéique. Il mobilise les acides gras et accroît la capture des acides aminés hépatiques. Le cortisol a également un effet anti-inflammatoire important par le biais de la diminution du nombre de lymphocytes et du blocage de la production de cytokines. Enfin le cortisol stimule l’appétit et inhibe la synthèse de l’ACTH.

 

Extrait du site de la société belge de la Maladie Cœliaque :

« La maladie cœliaque peut survenir à tout âge chez des personnes génétiquement prédisposées. Elle est due à une anomalie de la réponse immunitaire à l’ingestion de gluten présent dans certaines céréales (le blé ou froment, le seigle, l’épeautre et l’orge). Le seul traitement consiste en une diète stricte sans gluten, à vie. Au contact du gluten alimentaire, l’organisme du cœliaque fabrique des auto-anticorps et des cytokines qui non seulement endommagent la muqueuse intestinale mais sont aussi à l’origine des symptômes variés et des complications de la maladie en l’absence de traitement. »

 

        Précisons qu’un traitement par corticoïde dans les premiers temps réduit les effets du gluten sur la paroi de l’intestin. Sachant qu’un traitement par corticoïde est bien loin des doses produites par une personne en hypercorticisme (qui sont beaucoup plus élevé), que tirer comme conclusion sur l’hypothèse suivante : « l’organisme d’un malade cœliaque avec une prédisposition à l’hypercorticisme peut-il provoquer cet hyperproduction de cortisol afin de se défendre contre l’attaque auto-immune induite par le gluten ? »

 

Voici maintenant un « court résumé » de mon parcours de santé :

 

         A partir de l’âge de 5 ans, j’ai commencé à avoir des troubles digestifs. Constipé chronique me dira-t-on. Les ballonnements, les gaz et autres expressions gastriques étaient au rendez-vous quotidiennement… Et puis des problèmes d’endormissement, de fatigue psychique et d’humeur mélancoliques m’ont mené à aller ‘’voir quelqu’un ‘’. Je dirai plutôt quelques-uns en fait. Dans le même temps, ma courbe de croissance a fléchit vers mes 7 ans en commençant par la taille puis le poids. Pourtant toujours sur la courbe haute depuis la naissance, on m’avait prédit 1m 70 et 65 kilos.

          Puis vers 11 ans et demi, ma croissance s’est stoppée totalement… Durant l’été de mes 12 ans, une brusque chute de poids m’a conduite à des comportements anorexiques puis à un diagnostic en septembre 2007. Aucune recherche métabolique pour cette perte de poids très brutale ? Non, aucune… La reprise fut assez rude les premiers mois puis, comme par miracle (et pourtant en mangeant dans les même quantités d’énergie), les kilos sont réapparu au compteur avec en prime le facies Cushingoïde, la pilosité excessive et une croissance toujours en berne jusqu’à mes 14 ans.

         Une orientation vers une endocrino ayant pour but de me faire grandir par prescription d’œstrogènes synthétiques donna finalement lieu à un nouveau diagnostic, celui de la maladie de cushing laissant alors en latence pour encore quelques mois la croissance perdu et les pertes de poids inexpliqué… La cause de cette longue attente ? Un cas rare de Complexe de Carney identifié mais pas tout à fait, qui ne rentrait donc pas dans les cases. ‘’Drôle de modification génétique pas habituel avec cette maladie’’. Résultats de l’étude plus poussé de ces gènes et des ces lymphocytes immortalisés ? Toujours pas de nouvelle du grand professeur qui les examine.

         Pendant ces recherches, un traitement du cushing à tout de même été mis en place. D’abord médicamenteux mais mal supporté il fut donc décidé d’une date de chirurgie pour une ablation bilatérale des surrénales mes transformant alors en Addissonienne avec des médicaments de compensation à vie. J’en étais à vrai dire presque ravie car je croyais les ennuies ENFIN finies. Un traitement d’hormone de croissance là-dessus pour booster le reste de potentiel de taille et hop on me relâcha pour les grandes vacances (et surtout le brevet des collèges…) !

         Alors c’est bon me dira-t-on ? Et bien non, car en colonie de vacances, de gros troubles digestifs avec asthénie, maux de tête et diarrhées s’apparentant à une crise d’insuffisance surrénale me conduisirent à l’hôpital  pour deux jours. Hôpital d’où je sortis avec un diagnostic de gastro avec forte déshydratation car on me trouva un cortisol tout à fait normal et rien d’autre ne fut cherché… OK, mais du coup avec tout ça je réduisis la quantité de petits gâteaux industriels que j’engloutissais les premiers jours de colo. Puis en vacances avec mes parents à la plage, ce fut assez calme excepté les fréquentes diarrhées matinales inexpliquées.

        Ce ne fut qu’à partir de la dernière semaine des vacances que l’état général s’est vraiment beaucoup dégradé, avec crise de spasmo et diarrhée de plus en plus intenses. « C’est le stress de la rentrée » me dira-t-on au début. Puis après une consultation des urgences « c’est un reflux gastro-œsophagien ». Puis au rendez-vous d’endocrino « c’est la déprime post tout-ce-qu’elle-a-vécu ». Puis… plus grand-chose sauf une perte de poids de retour, un état quasi léthargique et enfin un rendez-vous de Gastro-entérologie. Je me suis mise dans l’idée de chercher moi-même la cause de tous ces problèmes à répétition.

        J’ai cherché, cherché et cherché encore et je n’ai trouvé qu’un seul lien : L’intolérance au gluten. Si simple et si compliqué à la fois…Alors une décision : un régime sans gluten commencé 3 semaines avant les examens de Gastro, surement pas de diagnostic non pas à cause de cela mais surtout « grâce » à une phase d’hypercorticisme d’au moins un an et demi qui aura permis une certaine rémission et donc pas de lésions ni d’anticorps en assez grande quantité. Mais je m’en fiche !

        Si vous êtes  médecin,  étudiant médecine,  personnel soignant ou quelque professionnel médical que ce soit, vous lisez un écrit d’une jeune fille de quinze ans qui a du mal à comprendre une chose… Pourquoi ? Pourquoi c’est moi qui est trouvé ? Pourquoi vous n’y croyez pas lorsque nous, simple patient, vous indiquons directement les suspicions que nous avons.

        Ainsi avec cet article, au départ consacré aux surrénales, j’ai dérivé sur un terrain vous appartenant. Dites-moi maintenant que vous n’y croyez pas ! Dites-moi maintenant que je suis dans l’impossibilité de faire un lien ! S’il vous plait, essayez vous aussi de faire autrement que ce que vous avez potassé dans les livres, ayez un esprit ouvert et raisonnez un peu au lieu d’appliquer des théories !

 

 

        Sachant qu’il y a peu de chance qu’une personne tel un médecin vienne lire le blog d’un simple patient pour s’informer, cet article sera surtout un coup de gueule, une envie de décrier certaines choses.

      

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