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1.       VOYAGER HORS DE CHEZ SOI

 

 

A)    EMPORTER UNE RESERVE SUFFISANTE DE CORTICOÏDES EN CAS D’URGENCE

 

 

Dès que vous vous déplacez hors de chez vous, vous devez emporter avec vous une trousse médicale d’urgence afin de pouvoir gérer une situation d’urgence. Plus vous devrez voyager loin de vos réserves  de médicaments, plus votre trousse médicale sera importante. Les situations lors desquelles vous aurez peut-être à utiliser votre trousse médicale d’urgence sont détaillées dans le chapitre suivant, La gestion des crises. La solution injectable, et la façon de l’utiliser, sont aussi abordées dans le chapitre suivant.

 

·    Pour un séjour d’une nuit hors de chez soi, il est probablement suffisant d’avoir un ou deux jours de réserves de médicaments en plus avec soi, plus votre préparation injectable.

·    Vous devriez également conserver une deuxième préparation injectable dans votre voiture, afin de vous protéger des effets d’un choc dans le cadre d’un grave accident de la circulation. Lorsque cela est possible, celle-ci doit être stockée dans un contenant isolant, afin que les changements de température à l’intérieur de votre voiture n’entraînent pas la détérioration du produit. Vous pouvez commander un récipient isolant dans la plupart des pharmacies, afin de protéger votre préparation si la température dépasse 25 ° Celsius (77° Fahrenheit). Si vous n’avez pas la possibilité de stocker votre préparation injectable dans un récipient isolant, il est conseillé de la détruire systématiquement au bout de 12 mois, ou avant si son contenu se trouble ou se colore.

·    Pour un voyage à l’étranger, pensez à emporter suffisamment de médicaments dans le cas où vous devriez doubler votre dose habituelle, en cas de fièvre notamment, ainsi que votre préparation injectable et des comprimés ou des suppositoires anti-nausées, au cas où vous attraperiez un virus intestinal.

·    Lorsque vous prenez l’avion pour aller à l’étranger, assurez-vous de transporter vos médicaments – ou au moins une quantité suffisante pour couvrir une semaine – dans votre bagage à main. En effet, lorsqu’un bagage mis en soute est manquant à l’arrivée, la compagnie aérienne met souvent un certain temps à le récupérer et à vous le renvoyer.

·    Si vous voyagez dans des endroits isolés, où les structures médicales ne sont pas sûres, vous pouvez emporter de la solution saline pour intraveineuse et une réserve de seringues stériles, ainsi qu’un bon stock de médicaments, des comprimés ou des suppositoires anti-nausées et une préparation injectable.

·    Il est aussi judicieux de prendre avec vous une lettre de votre médecin dans laquelle il explique pourquoi vous transportez des seringues et le traitement médical dont vous aurez besoin en cas d’urgence. Si vous parvenez à la faire traduire dans la ou les langues des endroits que vous visiterez, ceci aura encore plus d’utilité en cas d’urgence.

 

 

« Je souffre de la maladie d’Addison depuis l’âge de 11 ans. J’en ai maintenant 65. J’ai voyagé dans 18 pays différents ; certains de ces voyages ont duré trois semaines. J’ai même été responsable de plusieurs groupes de voyage. La vie est trop courte pour rester enfermé chez soi à ne rien faire. Alors lancez-vous ! » PHYLLIS

 

 

Bien entendu, il y a très peu de risques que vous deviez utiliser les réserves médicales supplémentaires que vous transportez avec vous. Cependant, avec la maladie d’Addison, il vaut mieux être prêt dans toutes les situations.

 

« Je dois voyager très souvent pour mon travail, et je dois me rendre fréquemment partout en Europe pour affaires. En ajoutant à cela mon goût pour les treks dans les pays exotiques et le fait que ma sœur habite à New-York, j’ai l’habitude d’effectuer un certain nombre de vols longs et moyens courriers par an. Pour moi, ce qui marche c’est d’ajuster mon horloge biologique à l’heure à laquelle je prends mes médicaments durant le vol. Le voyage est très fatigant, et après le vol, je me cale généralement sur l’heure locale pour aller au lit. » NICK

 

 

 

B)     LE DECALAGE HORAIRE

 

 

Sauf si vous êtes extrêmement stressé en avion, vous ne devriez pas avoir à augmenter les doses habituelles de vos médicaments. Toutefois, lorsque vous effectuez un vol longue distance, vous devez calculer la période pendant laquelle vous êtes couvert par les corticoïdes, afin d’être sûr d’avoir assez de médicaments pour vous permettre de supporter les décalages horaires lorsque vous prenez un vol longue distance.

 

·         L’approche la plus simple lorsque l’on prend l’avion, c’est de continuer à prendre sa prochaine dose d’hydrocortisone cinq ou six heures après la précédente, et ce aussi longtemps que durera le voyage.

 

 

Parmi les recommandations générales pour les vols ‘longue distance’, on notera les conseils avisés suivants :

 

·    Souvenez-vous que les voyages aériens entraînent une déshydratation et que vous devez donc boire plus que d’habitude pendant toute la durée du vol. Buvez alcool, soda, café, thé et autres boissons sucrées avec modération. Si cela est possible, emportez une grande bouteille d’eau dans votre bagage à main. Si vous ne pouvez pas emporter votre propre eau, insistez auprès de l’équipage de cabine pour qu’ils vous apportent des rafraîchissements supplémentaires.

·    Déplacez-vous et marchez autant que vous le pouvez dans l’avion. Essayez de vous lever de votre fauteuil toutes les deux heures afin d’étirer vos jambes et de garder une bonne circulation sanguine.

·    Vous pouvez acheter en pharmacie des bas de contention qui préviennent la formation de caillots sanguins, lesquels peuvent entraîner une phlébite.

·     Réglez votre montre sur l’heure de votre destination dès que l’avion décolle et adaptez, durant le vol, votre activité à ce fuseau horaire.

·    Essayez de réserver des vols qui vous permettent d’arriver à votre destination en fin d’après-midi ou en début de soirée, heure locale, afin de bénéficier d’une nuit de sommeil à la fin de votre voyage. Les vols arrivant tôt le matin, heure locale, sont plus difficiles car, bien que fatigué du voyage, vous devrez rester debout toute la journée avant de pouvoir avoir une vraie nuit de sommeil.

 

 

 

C)    LES CLIMATS CHAUDS

 

 

Certains patients atteints de la maladie d’Addison ont besoin d’augmenter leur dose de fludrocortisone lorsque la température dépasse 30° Celsius (85° Fahrenheit) et doivent égalements’assurer de consommer plus d’aliments salés. Par exemple, certaines personnes font passer leur dose de fludrocortisone de 0,05 mg durant les mois d’hiver à 0,1 mg durant l’été, voire même 0,2 mg en cas de canicule.

 

« Je m’en sors bien, dans la mesure où je travaille à plein temps, je continue à pratiquer mes activités sportives et mes loisirs et je mène ma vie de la même façon que je le faisais avant. Je prends certaines précautions en ce qui concerne la chaleur et les voyages, mais l’idée de changer mon style de vie ne m’a jamais effleuré l’esprit. »

GWEN

 

Le fait de consommer plus d’aliments salés que d’habitude et de boire plus de liquides aide l’organisme à maintenir un équilibre au niveau des sels minéraux même en cas de forte chaleur. Il est prudent de transporter une bouteille d’eau avec vous dans votre bagage à main lorsque vous vous trouvez dans des conditions de canicule.

 

Souvenez-vous que lorsqu’il fait plus chaud (températures supérieures à 30° Celsius ou 85° Fahrenheit) vos médicaments peuvent avoir une durée de vie moins grande que celle indiquée par la date de péremption. Tout médicament que vous transportez avec vous dans un sac ou dans votre poche doit être utilisé en l’espace de quelques jours, sauf si vous le conservez à l’intérieur d’un récipient isolant. Si vous devez voyager dans des pays où la température dépasse régulièrement 40° Celsius (105° Fahrenheit), nous vous conseillons de prendre contact avec les fabricants de vos médicaments afin de vérifier comment leur durée de vie risque d’être affectée.