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6.       L’EXERCICE PHYSIQUE

 

 

 

A)    LE SPORT NOUS FAIT DU BIEN

(ALORS POURQUOI RESTONS-NOUS AFFALES SUR LE CANAPE ?)

 

Le sport nous aide à garder notre cœur et nos poumons en bonne santé et fortifie nos os et nos muscles. Il nous permet de rester souple même en vieillissant, de sorte que nous profitions plus de la vie en atteignant l’âge mûr, et même la vieillesse. La marche est une excellente forme d’exercice pour les personnes atteintes de la maladie d’Addison car c’est une activité vivifiante qui aide à prévenir l’ostéoporose. Des exercices plus soutenus sont encore plus recommandés.

 

Certaines personnes atteintes de la maladie d’Addison courent des marathons et participent à des compétitions de sports d’endurance. D’autres font de l’alpinisme et voyagent dans des endroits reculés du monde. Certains d’entre nous cependant restent affalés sur leur canapé, et se sentent épuisés après s’être changés en tenue de sport. Pour résumer, le fait de souffrir de la maladie d’Addison ne vous empêche donc pas d’être une personne athlétique en pleine forme. Cependant, cela signifie que vous devez planifier vos activités physiques avec soin, afin de vous assurer que le dosage de votre traitement médical est en adéquation avec les exigences physiques particulières du sport ou de l’activité de loisir que vous pratiquez.

 

Pour une personne atteinte de la maladie d’Addison, il se peut aussi qu’il soit plus difficile de progresser en sport qu’il ne l’est pour quelqu’un dont les glandes surrénales fonctionnent bien. Ceci s’explique par le fait que votre organisme a plus de mal, physiquement, à faire quelque chose dont il n’a pas l’habitude. Par conséquent, vous allez devoir fournir bien plus d’efforts pour votre première séance de gym que pour les suivantes, lorsque vous aurez déjà pratiqué ce sport quelque temps.

 

 

B)     COMMENT ADAPTER VOTRE TRAITEMENT MEDICAL A VOTRE ACTIVITE PHYSIQUE

 

·         Lorsque vous vous lancez dans une activité sportive qui vous demande beaucoup plus d’efforts que d’habitude, vous pourrez éventuellement avoir besoin de prendre une dose un peu plus importante de médicaments juste avant.

·         Lorsque vous vous livrez à une activité physique à laquelle vous êtes habitué, et que votre niveau d’entraînement sportif vous permet de ne pas fournir trop d’efforts, vous n’avez pas besoin de prendre une dose plus importante juste avant, sauf si vous vous apprêtez à faire un effort d’endurance.

·         Pensez à boire beaucoup au cours de l’effort, et après, afin de garantir la stabilité de votre équilibre en sels minéraux.

·         Evitez les boissons dites « de l’effort » qui contiennent un supplément de potassium.

 

 

« Depuis cinq mois, je me suis mise au karaté et j’adore ce sport. Pour une personne de 46 ans, souffrant d’une maladie d’Addison primaire, d’une hypothyroïdie, d’une vessie spastique et de colopathie fonctionnelle, je dirais que je m’en sors plutôt bien. Depuis que je fais du karaté, je me sens plus énergique et la plupart de mes douleurs articulaires ont disparu. Maintenant, il faut que je perde ces kilos en trop ! » KAREN

 

 

PRINCIPALES INFORMATIONS A RETENIR

 

·         Préférez les activités faisant intervenir des poids, ou un impact, y compris la marche ; c’est un  moyen de prévenir l’ostéoporose.

·         La pratique d’une activité physique douce ne nécessite pas d’ajustement de votre traitement.

·         Un sport qui demande beaucoup d’effort physique peut vous amener à devoir augmenter votre dose normale de médicaments.

·         Pour les sports de compétition, comme les marathons, il est recommandé de consulter votre endocrinologue afin qu’il vous guide dans l’ajustement de votre traitement.

 

 

 

LE TEMOIGNAGE D’UN

COUREUR DE MARATHON :

 

« Ma maladie d’Addison a été diagnostiquée il y a deux ans alors que j’avais 45 ans. Je me suis alors demandé si j’allais pouvoir retrouver ma forme physique et continuer à courir des marathons. Au bout d’un an, j’ai décidé de me remettre sérieusement à l’entraînement. Pour des courses sur de longues distances, plus de 27 Km, je prenais 10 mg  supplémentaires d’hydrocortisone le matin et je doublais ma dose d’hydrocortisone. Je prenais aussi des comprimés fortifiants à base de sels  minéraux et je faisais attention d’être bien hydraté avant et pendant la course. Cela a bien fonctionné et je n’ai eu absolument aucun problème, à part bien sûr des douleurs musculaires, ce qui était prévisible. Dès la première course, tout s’est très bien passé, à aucun moment je n’ai eu l’impression d’être « au bout du rouleau » et j’ai terminé en bonne position, en réussissant à franchir la ligne d’arrivée en moins de quatre heures. Je ne pense pas que le fait de souffrir de la maladie d’Addison augmente considérablement le défi que représente un marathon.

 

Il vous suffit juste d’être plus à l’écoute de vos sensations et de prendre les précautions nécessaires si vous commencez à vous sentir mal. Il n’y a pas de formule magique, la seule méthode est d’y aller «à tâtons». Bien sûr, certains jours vous allez bien courir, et d’autres jours, ce sera moins bien, tout comme pour les personnes ne souffrant pas de la maladie... Après tout, s’entraîner pour un marathon, et le courir, demande énormément d’efforts à l’organisme. » BRIAN

 

 

La plupart des gens augmentent leur traitement « par tâtonnements ». En règle générale, le but est d’augmenter le moins possible votre dose de médicaments, tout en améliorant progressivement votre niveau de forme physique. En ce qui concerne les sports nécessitant des efforts physiques soutenus, comme la course en compétition, il est conseillé de planifier votre programme d’entraînement et la quantité d’hydrocortisone nécessaire pour couvrir celui-ci avant de commencer l’activité et de suivre les conseils de votre endocrinologue.

 

Vous trouverez ci-dessous quelques conseils d’ordre général. Si vous avez un doute, quel qu’il soit, consultez votre médecin avant de vous lancer dans une nouvelle activité sportive.

 

·         Vous commencez une nouvelle activité physique ou un nouveau sport, par exemple :

 

 

Un cours de gym avec des séances d’aérobic de 60 minutes

 

60 minutes avant le début de la première séance de gym, prenez un quart de votre dose quotidienne normale en plus (par ex., 5 mg d’hydrocortisone pour quelqu’un qui en prend 20 mg).

Ensuite, avant le prochain cours, essayez de ne prendre plus que la moitié de cette quantité avant la séance.

Tentez la troisième séance sans prendre de supplément. Pensez à boire beaucoup après le cours de gym.

 

·         Vous reprenez un sport ou une activité physique que vous pratiquiez avant votre diagnostic, par exemple :

 

 

La course, la natation ou la musculation

 

Commencez petit à petit, par exemple, ne courrez que pendant 5 minutes le premier jour, de sorte à ne pas dépasser vos limites.

Puis allez un peu plus loin chaque fois que vous pratiquez votre activité, sans avoir besoin de prendre plus de médicaments.

 

·         Vous vous entraînez et participez à une compétition sportive nécessitant des efforts soutenus, par exemple :

 

 

Le marathon/ Le marathon en montagne/ Les autres sports de montagne en compétition

 

Parlez en tout d’abord à votre endocrinologue. Certains coureurs peuvent terminer un marathon avec moins du double de leur dose quotidienne normale, tandis que d’autres ont besoin de plus.

Les sports de montagne peuvent vous obliger à prendre des doses considérablement élevées du fait de l’altitude, du froid et d’autres efforts physiques importants (cela peut aller jusqu’à dix fois la dose quotidienne normale).

Emportez toujours une réserve de boissons réhydratantes ainsi qu’une préparation injectable et restez accompagné d’une personne capable de vous porter secours si nécessaire.