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Le diagnostic du syndrome de Cushing est relativement difficile à poser.

 

 

 En effet, les symptômes évocateurs de ce trouble ne sont pas pathognomoniques (propre à UNE maladie) et peuvent relever de beaucoup d'autres maladies. Le coup d'œil clinique permet toutefois de repérer, si le médecin y songe, la silhouette typiquement "cushingoïde".

-  Le visage est dit "lunaire", gonflé et rouge.

- Des formations lipidiques disgracieuses s'enkystent au niveau du cou, de la nuque (poétiquement désignées sous le terme de Buffalo neck). On parlera d'obésité fascio-tronculaire. Contrastant avec cette obésité localisée, on observe une fonte musculaire au niveau des jambes et des bras.  Cependant, on rencontre un certain nombre de patient ne présentant qu’une manifestation légère, voir quasi inexistante de cette silhouette caractéristique  (J’en suis une des preuve vivante ! Fine, assez musclé des cuisses, seule mon visage un peu bouffi avec des joues rouges pouvait évoquer cette silhouette…)

 

D'autres symptômes cliniques et fonctionnels moins manifestes (pour la Médecine, mais malheureusement pas pour la personne concerné par ces symptômes …) peuvent également aiguiller le médecin. Ces symptômes sont cumulables mais peuvent aussi intervenir par intermittence et alternance ce qui complique un peu plus le diagnostic.

          - Arrêt de croissance chez l’enfant ou l’adolescent

          - Troubles de la puberté à l’adolescence

- Hypertension artérielle avec valeur diastolique élevée

- Ecchymoses fréquentes et avec ampleur injustifiée

- Affinement et chute des cheveux

- Peau fine fragile présentant des vergetures larges et pourpres (différentes de celles de la grossesse)

- Appétit stimulé / amoindrit

- Troubles du sommeil

- Fatigue nerveuse, sensation d’épuisement sans pour autant arriver à s’arrêter de faire de choses

- hyperactivité

- Fatigue musculaire (signe du tabouret : le patient accroupi se relève difficilement sans appui)

- Troubles du cycle menstruel chez la femme / aménorrhée

- Impuissance chez l’homme

- Hirsutisme ou croissance pileuse activée

- Infection par des champignons (mycoses…)

- Difficultés de cicatrisation

- Certains troubles psychologiques (ex : maniaquerie, dépression, trouble de l’humeur pouvant aller jusqu’à la psychose, anorexie ...)

- Ostéoporose (fragilisation du tissu osseux)/ Ostéopénie

- Apparition de vergetures (plis de la peau fragilisée) sur l'abdomen, les cuisses, la poitrine.

- Développement excessif du système pileux sur le visage et sur le corps

- Présence d'ecchymose (bleus) spontanés

- Apparition d'un diabète sucré (élévation du taux de sucre dans le sang) chez environ 20 à  25% des patients.

- Troubles neuropsychologiques : céphalées (maux de tête), trouble de la concentration, perte de mémoire…

- Insuffisance de fonctionnement de la pompe cardiaque (insuffisance cardiaque)

- Lithiases (calculs) rénales

- Coliques

- Constipation

- Tendance aux thromboses veineuse (phlébite)

Cette liste n’est pas exhaustive, d’autres symptômes peuvent y être ajoutés (n’hésitez pas à en laisser en commentaire, témoignage bien venu !)

 

Sur le plan sanguin on peut remarquer sur l’hémogramme :

    - Une polyglobulie avec hémoglobine augmenté et hématocrite élevé, discret ou modéré (30% des cas)

                - Leucocyte normaux ou élevé (modérément)

                - Lymphopénie

                - éosinopénie

                - Monocytose

                - Neutrophilie

Une biochimie complète peut aussi aider à déceler certaine anomalie pouvant être lié à l’hypercorticisme.

                - Hypokalémie (trouble de l’électrolyte)                              

                 - Hypernatrémie (trouble de l’électrolyte)

                - Réserves alcalines augmenté

                - Tendance à l’hyperglycémie (d’où fréquent diabète de type 2)

                - Discrète augmentation de la calcémie et de la phosphate alcaline sérique

                 - Parfois une hypocalcémie dû à une mauvaise absorption intestinale

                - Hypercholestérolémie

 

 

Voilà donc un bon nombre d’indications qui peuvent mener à une exploration plus poussé en faveur d’un hypercorticisme. Cette exploration consistera en un examen bénin d’urine sur 24H appelé la cortisol libre urinaire de 24H ou le FLU. En fonction du résultat, d’autres test suivront à la recherche de la cause de la hausse du cortisol ou d’une autre cause des symptômes présentés par le patient si le FLU est dans les normes.



 

SOURCES

http://books.google.fr/books?id=dakwd9RGOSQC&pg=PA71&lpg=PA71&dq=cushing+h%C3%A9mogramme&source=bl&ots=QICjWBe_6U&sig=-sfVCFM2DTNCakqtbuxauylJlCI&hl=fr&ei=4CruTKeKO4K2hAfa-bDhAQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=6&ved=0CDcQ6AEwBQ#v=onepage&q=cushing%20h%C3%A9mogramme&f=false

http://books.google.fr/books?id=518mTaS4OHoC&pg=PA472&lpg=PA472&dq=cushing+h%C3%A9mogramme&source=bl&ots=9hDetVNYy5&sig=A2Kq18l49AxWrtR9yeuusgdecHI&hl=fr&ei=4CruTKeKO4K2hAfa-bDhAQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CBkQ6AEwAA#

 

 

 

 

Tag(s) : #Le syndrome de Cushing