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Je viens me permettre d'apporter une petite contribution au débat politique. 

      Je peux être (presque) sûr que cela n'aura aucune incidence mais au cas où (pas) la voilà.

 

 

 

        C'est la crise... nos modèles sociaux, politiques, économiques, financiers et tout ce que vous voulez sont en péril. L'Occident se perd dans son ampleur, et sa croissance dégringole au fond d'un gouffre. Et on OUBLIE...

 

 

        A quoi correspondent ces deux chiffres imposants que sont 500 milliards et 10 milliards d'euros. Oh, tout d'abord pas grand-chose par rapport aux 20 000 milliards de dollars qui circulent en souterrain dans une économie cachée de la vue et du sût de la majorité.

 

        500 milliards d'euros... cela peut faire rêver en temps de manque de liquidité. Et pourtant cet argent est gâché, il s'envole en fumé (littéralement parlant). Ces 500 milliards d'euros ne sont pas consommés, ce sont de la pure déperdition d'énergie... Soit un équivalent de 6,7 milliards de barils de pétrole, soit approximativement 1000 euros par européen. Oui car ces milliards sont européens : 500 milliards d'euros de perte énergétique par an.

 

         10 milliards d'euros... Français cette fois-ci ! La facture est déjà moins impressionnante mais fait rêver toute une société. Un rêve qui s'envole à la minute où l'on arrive devant un guichet pour payer. Mais quoi ? Une simple boîte de médicament. Aujourd'hui on dérembourse pour ne plus avoir à se soigner demain (ou pas). Dommage que dans notre petit pays où fleure bon la joie de vivre on ait à se serrer la ceinture. Dommage que les 10 milliards d'euros de surcoût des médicaments français ne profitent pas à cet organisme qui nous rembourse. Lequel à un déficit de combien déjà ? Ah 10 milliards d'euros ?!?  Oui, c'est bien ça...

 

 

 

 

 

Je m'en vais vous expliquer un peu plus clairement tout cela.

 

         Tout d'abords ces 500 milliards d'euros. Ils ne correspondent "qu'à" la part de l'énergie qui s'envole dans son transport ou dans sa fabrication et au retraitement des déchets "non-revalorisés". Ici nous ne comptons donc pas "les lumières allumées de 20h à 1h du matin dans les magasins" (oui car bientôt de 1h à 6h du matin ce sera fini, drôle d'arbitrage. On a encore joué l'égalité : 50% POUR, 50% CONTRE...). Nous ne comptons pas non plus le chauffage des logements et des bureaux inoccuppés pour causes inconnues (17,3 % inoccupés à Vichy par exemple...). Et ce ne sont que des exemples. Mais 500 milliards par an en Europe, ils pourraient peut-être être utiles, non ?

 

        Certes, ce sujet est bien complexe et le permis de conduire qui coûte trop cher ou les 0,01% de Français les plus riches qui ne dépensent pas assez sont des raisons suffisantes pour l'écarter du débat... du moins il paraît. 

 

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        Maintenant en ce qui concerne nos 10 milliards d'euros de médicaments bien français. Ici ce sont des dépassements impressionnants de prix qui vont de 2 à 15 fois ceux des pays européens qui nous entoure. Cela concerne bien entendu les génériques mais aussi les médicaments "normaux". Entre la France et l'Italie, entre la France et l'Allemagne, entre la France et les Pays-Bas... Même combat ! Il est certain que notre industrie pharmaceutique marche fort, bien qu'elle préfère de temps en temps s'abstenir de révéler quelques scandales de peur de ne pas faire autant de marge en "perdant" un médicament... Ils pourraient aussi remercier ces médecins dépensiers en ordonnance au passage quand même !

 

        Mais il est certainement préférable d'imputer le trou béant de la sécurité sociale (qui est par ailleurs structurel), à une évolution des prestations sociales, à une mauvaise gestion des hôpitaux ou tout simplement à ces malades qui feraient mieux de ne pas l'être.

 

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         On oublie, on ne fait pas attention, on entretient des omerta ou on se cache derrière son pouce. Mais quelles sont  les conséquences ? Encore une fois nous connaissons la fin d'un "cycle". De l'Antiquité au Moyen-Age, du Moyen-Age à la Renaissance, de la Renaissance aux Guerres Mondiales... L'Homme a toujours attendue une explosion, une dislocation, la fin d'un Monde pour se remettre en question (pas trop longtemps tout de même).

 

        Certains économistes ou personnages renommés s'accordent maintenant sur le fait que l'on s'essouffle, que l'on arrive  la fin d'un modèle  qui pourrAIT se construire sur des bases de "raisonnement" plutôt que de "croissance", de "PIB" ou de "coût".

 

        Difficile à entrevoir si l'on prend le Monde en global. Difficile à entreprendre surtout... Ce n'est pas leur faute, ce n'est pas notre faute, c'est lui, ou lui... On voit les choses à court terme sans se soucier grandement de l'avenir, le vrai !

 

 

 

 

 

        Les conséquences nous ne les connaitrons qu'après, lorsque l'Histoire parlera de ce qui a été ou non entrepris, de ce qui a été ou non construit. L'Histoire relatera des faits et peut être seront-ils plongés, encore, dans l'OUBLIE...

 

 

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 "Qui délibère oublie de vouloir" Alain, Philosophe (1868-1951)

 

 

 

 

 

 Voilà une petite vidéo instructive sur nos médicaments

 

 

 

 De même ici, vous aurez un petit aperçu des 20 000 milliards de dollars évoqués plus tôt.

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Tites Pensées et Philo